T

T4M : Moyenne arithmétique des taux moyens mensuels du marché monétaire au jour le jour entre banques
T6M : Taux de rendement d'un placement à 6 mois sur le marché monétaire ; c'est un taux ponctuel, non calculé sous forme de moyenne

TABLEAU D'ÉCHANGES INTERINDUSTRIELS (TEI)
Ce tableau qui décrit les relations chiffrées entre les secteurs sert essentiellement en en comptabilité nationale, notamment pour construire des modèles utilisés par la prospective.

Construit en 1941 par Wassily LEONTIEF (prix Nobel 1973), le tableau d’échanges interindustriels décrit l’interdépendance entre les différents secteurs de production. Le tableau relie les flux d’entrée, c’est-à-dire les facteurs de production aux flux de sortie, c’est-à-dire ce qui est produit. Sur les lignes, figure ce que les secteurs vendent aux autres secteurs. En colonne on peut lire ce que les différents secteurs ont acheté. Initialement, il n’y a pas d’autoconsommation et les produits sont tous des biens intermédiaires. L’utilisation du tableau d’échanges industriels (TEI) de Leontief inaugure l’usage des tableaux d’entrée et de sortie (input-output).

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TABLEAU D'ENTRÉES-SORTIES (TES)
Il succède au TEI, en référence au tableau d'input-output publié pour la première fois par Leontief en 1939 (analyse de la structure de l'appareil productif américain). C'est un instrument de comptabilité nationale qui présente à la fois l'équilibre des ressources et des emplois de chaque produit, et le compte de production et d'exploitation des branches.

Il permet à la comptabilité nationale d'établir des projections sur l'évolution des branches en se fondant sur les hypothèses (évolution de la consommation des différentes branches, évolution de la demande d'exportations...). Voir mon cours sur la comptabilité nationale pour trouver une présentation détaillée de ce tableau.

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TABLEAU DES OPÉRATIONS FINANCIÈRES (TOF). Ce tableau à double entrée croise les opérations financières et les secteurs institutionnels.

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TABLEAU ÉCONOMIQUE D'ENSEMBLE (TEE)
Comptabilité nationale. Tableau synthétique qui présente l'ensemble des comptes des différents secteurs institutionnels. Voir mon cours sur la comptabilité nationale.

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TABLES DE MOBILITÉ
Document qui permet d'étudier la mobilité sociale. Il existe deux tables de mobilité :

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TAEG : taux annuel effectif global.
Il a remplacé le taux effectif global (TEG) le 1er juillet 2002 pour les crédits à la consommation, c'est-à-dire les crédits personnels, les crédits renouvelables ou les crédits permanents (revolving). Les crédits immobiliers et les crédits travaux sont exclus du champ d'application de la directive européenne qui a exigé cette modification.
Le TEG utilise la méthode proportionnelle (multiplication par 12 d'un taux mensuel) alors que le TAEG doit utiliser la méthode dite "équivalente", ce qui permet de tenir compte du coût des "intérêts des intérêts" dû sur une année complète.
Cette manière de calculer le taux annuel ne change rien au montant des échéances et coût réel du crédit, mais conduit à afficher un taux annuel plus élevé, plus véridique, plus transparente pour l'emprunteur.

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TAM :
Taux annuel monétaire, c'est-à-dire le taux de rendement d'un placement monétaire sur les douze derniers mois avec capitalisation des intérêts mensuels
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TANF : Temporary assistance for needy families
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TARGET (Trans-European Automated Real-Time Gross Settlement Express Transfert)
Paiement interbancaire express automatique transeuropéeen en temps réel.
C'est un système paneuropéen de paiement électronique entre les banques commerciales européennes. CE système relie les banques commerciales des 15 pays de l'UE et la BCE.
À titre d'exemple, le mardi 5 janvier 1999, 1 000 milliards d'euros ont transité par TARGET.

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TAUX ACTUARIEL
Taux d'intérêt réel que rapporte un placement, ou que coûte un prêt, compte tenu de son taux nominal, du montant de l'intérêt payé, de la date et de la périodicité du paiement de celui-ci, des primes d'émission ou de remboursement pour les placements, etc.

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TAUX D'ACTIVITÉ
Se calcule en divisant la population active par la population totale en âge de travailler (15 à 65 ans). Il est relativement faible en France, autour de 63  % en 2003.

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TAUX D’ACTUALISATION
Le taux d'actualisation est utilisé pour déprécier des flux futurs et déterminer leur valeur actuelle, c'est à dire leur valeur à la date d'aujourd'hui. La valeur donnée au temps étant le fondement de l'actualisation, ce taux est toujours positif. Le taux souvent choisi est égal à celui du taux d'intérêt sur le marché.

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TAUX D'AUTOFINANCEMENT
Se mesure en divisant l’Épargne Brute par la FBCF (Formation Brute de Capital Fixe). Il mesure la part des investissements que l'entreprise peut financer elle-même.

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TAUX DE CHANGE
Il se mesure à l'aide d'une parité entre deux monnaies, c’est-à-dire le prix auquel ces deux monnaies s'échangent sur le marché des changes. C'est un indicateur de prix relatifs entre pays.
Le taux de change est donné par la quantité de devises que permet d'obtenir une unité de monnaie nationale. Il est souvent utilisé pour des comparaisons internationales. Cette utilisation pose néanmoins certaines difficultés, car le taux de change ne reflète que très imparfaitement le vrai rapport de pouvoir d'achat intérieur entre deux monnaies. D'autres facteurs influencent les taux de change: les politiques de change, les politiques monétaire et budgétaire, les mouvements financiers etc. C'est pourquoi on utilise souvent les parités de pouvoir d'achat (ppa).

Taux de change d'équilibre. Selon Williamson, le taux de change d'équilibre, qu'il nomme taux de change d'équilibre fondamental (Fundamental Equilibrium Exchange Rate ou FEER), est le taux de change effectif réel qui assure simultanément l'équilibre macroéconomique interne et externe d'une économie.

Taux de change nominal. Le taux de change nominal est le taux auquel un individu peut échanger une devise contre une autre.

Taux de change réel. Le taux de change réel correspond au taux auquel un individu peut échanger un bien d’un pays contre un bien d’un autre pays. La différence entre ces deux taux tient à la prise en compte des variations relatives aux indicateurs de prix ou de coûts intérieurs du pays considéré.

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TAUX DE CHÔMAGE
Il se mesure en rapportant le nombre de chômeurs (dans la définition choisie) à la population active totale (salariés, les non salariés et les chômeurs).

Taux de couverture des chômeurs. Il rapporte les chômeurs indemnisés au titre d'une prestation à la somme de l'ensemble des demandeurs d'emploi en fin de mois ainsi que des dispensés de recherche d'emploi.

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TAUX DE COUVERTURE
Le taux de couverture mesure le rapport entre les exportations et les importations.
= Exportations / importations * 100. C'est un ratio que l'on peut calculer à partir du TES.
La balance commerciale est équilibrée quand il est égal à 100  % ; on dit que le solde commercial est nul.
Elle est excédentaire quand il est supérieur à 100 % ; on dit que le solde commercial est positif.
Enfin, elle est déficitaire quand il est inférieur à 100 % ; on dit que le solde commercial est négatif.
Supérieur à 100 %, il signale que la balance commerciale est excédentaire. En 1998, pour la France, ce taux s’élevait à 110 %.

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TAUX D’EMPLOI GLOBAL
Ce taux est le rapport entre les effectifs employés et la population totale de 15 à 64 ans.
En France, il est très faible, de l’ordre de 60 %.

On utilise parfois le TAUX D’EMPLOI EN ÉQUIVALENT TEMPS PLEIN qui prend au numérateur les effectifs employés corrigés des temps partiels.

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TAUX D'ÉPARGNE BRUTE
Pour les entreprises, il est égal à l’épargne brute rapportée à la valeur ajoutée. Pour les ménages, il est égal à l’épargne brute rapportée au revenu disponible.

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TAUX DE MARGE

Il est égal au ratio = EBE (Excédent Brut d'Exploitation) / VA (Valeur Ajoutée) *100. C'est la partie de la valeur ajoutée qui revient à l’entreprise pour compenser l’usure du matériel et rémunérer les capitaux. Ce taux est donc supérieur au taux de profit.

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TAUX DE REDISTRIBUTION SOCIALE
Il est mesuré par le rapport des prestations sociales au PIB en pourcentage.

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TAUX DE REMPLACEMENT BRUT

Utilisé en matière de retraite pour mesurer la proportion de la pension de retraite par rapport au denier revenu d'activité (salaire brut) perçu par le retraité lorsqu'il était encore actif.

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TAUX DE RENTABILITÉ ACTUARIEL ET INTERNE
Le taux de rentabilité actuariel (TRA) représente le taux d'actualisation qui annule la valeur actuelle nette. Pour qu'un investissement dans un titre financier soit rentable, il faut que son TRA soit supérieur ou égal au taux de rentabilité exigé par l'investisseur. À l'équilibre, le TRA est égal au taux du marché, c'est-à-dire que la valeur actuelle nette est nulle. Le taux de rentabilité interne (TRI) recouvre le même concept que le TRA mais concerne plus particulièrement les investissements industriels.

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TAUX DE PRÉLÈVEMENTS OBLIGATOIRES
Il se mesure à l’aide du rapport entre les prélèvements obligatoires et le produit intérieur brut :
(PO)  / (PIB).

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TAUX DE PROFIT
Profit obtenu par rapport aux capitaux engagés.
On le mesure en effectuant le rapport entre le résultat net et les fonds propres. C'est un ratio (Return on equity ou ROE aux Ètats-Unis) qui sert d'outil proclamé des choix des entreprises. Il faut restructurer et croître, acheter et vendre, absorber et essaiment, pour augmenter le ROE ; les actionnaires se plaignent d’un ROE insuffisant ; il faut diviser l’entreprise pour libérer les énergies, faire apparaître les vrais points forts et faibles et accroître toujours le ROE. " Jean-Paul BETBÈZE.

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TAUX D'ÉQUIPEMENT

Pourcentage de ménages possédant au moins un certain type d'appareil.

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TAUX D'IMPOSITION

S'obtient en divisant le montant de l'impôt par son assiette (c'est-à-dire sa base de calcul).

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TAUX D’OUVERTURE
Rapporte la demi-somme des exportations et des importations au PIB.

" L’euro a dès maintenant modifié le degré d’ouverture de nos économies : la part des échanges extérieurs dans le PNB européen représente à peu de choses près le même pourcentage dans la zone euro qu’aux États-Unis " Alexandre Lamfalussy (1999), ancien président de l’IME.

C’est d’ailleurs pour cette raison que Jean-Paul FITOUSSI estime réaliste et efficace une relance européenne.

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Taxe
: terme générique, synonyme d'impôt, recouvrant les impôts tant directs qu'indirects.

Traité : accord international créant des obligations pour ses signataires.

Travail : activité rémunérée dans le cadre d'un processus de production.

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TAUX D'INTÉRÊT, voir cours sur ce site

C'est le prix, le coût du crédit.
Pour les ménages, c’est le prix de la renonciation à la consommation immédiate.
Taux à court terme. Ils sont définis par les banques centrales. Ils conditionnent le coût de refinancement des banques et donc le volume du crédit distribué.
Taux à long terme. Ils dépendent de l’offre et de la demande sur les marchés financiers.

Taux de base bancaire. C’est le taux de référence auquel les banques commerciales accordent certains crédits. Ce TBB est majoré de manière plus ou moins élevée selon le niveau de risque calculé par la banque. Chaque banque fixe librement son taux de base en fonction du coût moyen de ses ressources, de ses moyens de refinancement et des contingences réglementaires auxquelles elle est soumise.

EURIBOR (Euro interbank offered rate) : taux interbancaire à court terme.

EONIA (Euro overnight index average) : taux européen pour les opérations au jour le jour. Il remplace le taux au jour le jour (TJJ).

TMO. Il s’agit du taux moyen des emprunts obligataires.

TME. Ce sigle désigne le taux moyen des emprunts d’État. Il est aujourd’hui supplanté par le taux des obligations assimilables du Trésor (OAT).

Taux directeurs. Taxe appliqué par la banque centrale aux banquiers lorsqu’elle leur avance des fonds en monnaie centrale. Ils sont variables selon les catégories d’avances et selon la politique monétaire conduite par l’institut d’émission.

Taux effectif global (TEG). Taux exprimant le montant des intérêts et des frais obligatoires. Il englobe l’ensemble des commissions, rémunérations et assurances exigées de l’emprunteur et nécessaires à l’octroi du prêt.

Il est constitué de deux éléments :

Le taux de l’argent au jour le jour (TJJ) est le taux d’intérêt qui s’établit chaque jour sur le marché interbancaire. C’est le prix de la monnaie centrale pour les banques commerciales (ou de second rang). Le TJJ constitue un élément essentiel du coût du refinancement bancaire. Contrôlé par la banque centrale européenne, il fluctue entre le taux d’intérêt des appels d’offre (taux plancher) et le taux des prises de pensions (taux plafond). C'est le Taux de refinancement.

Taux de l’usure. Taux effectif global qui, au moment où il est consenti, excède de plus d’un tiers le TEG moyen pratiqué au cours du trimestre précédent par les établissements de crédit pour les opérations de même nature et de même risque. Un taux usuraire constitue un délit.

Le taux d'intérêt nominal (taux d'intérêt apparent) se calcule en euros courants, sans tenir compte du fait que l'inflation déprécie mécaniquement la somme prêtée. Le taux d'intérêt réel est le taux d'intérêt nominal corrigé de l'inflation. Il se calcule en euros constants. Ainsi si p correspond à l'inflation, n au taux d'intérêt nominal et r au taux d'intérêt réel et, dans l'hypothèse où p et n ne sont pas trop élevés, on peut écrire : r = n – p. Sinon, on retient l’équation :

1 + r = (1 + n) / (1 + p)

Selon Wicksell, il est nécessaire de distinguer deux taux d'intérêt : les taux d’intérêt naturel et courant. Le taux monétaire de marché, ou taux courant de l'intérêt est déterminé sur le marché de la monnaie et du crédit, c'est le coût d'une unité de "disposition de capital" pendant une certaine unité de temps. Le taux "naturel" d'intérêt est celui qui s'établirait si l'on n'usait pas de transactions monétaires. Si le capital réel était prêté en nature, ce serait le taux pour lequel l'offre et la demande de capital réel sont en équilibre et qui "correspond plus ou moins au rendement attendu du capital nouvellement créé".

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TAUX D'INVESTISSEMENT

Il se mesure par le ratio = FBCF (Formation Brute de Capital Fixe) / PIB (Produit Intérieur Brut) * 100.

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TAUX D'INVESTISSEMENT GLOBAL

Il se mesure en rapportant la Formation Brute de Capital Fixe au Produit Intérieur Brut. C'est un taux que l'on peut calculer à partir du TES.

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TAUX EFFECTIF GLOBAL (TEG)
Ce taux permet aux emprunteurs de comparer plusieurs offres concurrentes et d'évaluer le coût de leur crédit. Pour ce faire, le TEG doit comprendre, en plus des intérêts proprement dits, tous les frais annexes au prêt : frais de dossier, cotisations d'assurance décès-invalidité, lorsque l'assurance est obligatoire, frais d'hypothèques pour les crédits immobiliers, etc.
Prenons un exemple, un emprunteur a reçu deux offres pour un prêt de 10 000 euros d'une durée d'un an remboursable mensuellement : une offre au taux de 10 % avec 100 euros de frais de dossier, une autre à 9 % avec 200 euros de frais de dossier. Malgré des taux différents, ces deux offres ont un TEG identique de 11 % puisque dans les deux cas, le coût du crédit est de 1 100 euros.
Il existe deux méthodes de calcul du TEG. La première, dite proportionnelle, consiste schématiquement à multiplier, pour un crédit remboursable en douze mois, le taux mensuel par 12. La seconde, dite équivalente, correspond à la capitalisation sur 12 mois de ce taux mensuel. Pour un prêt de 10 000 euros, remboursable sur un an en 12 mensualités et consenti au taux de 12 % avec des frais de dossier de 100 euros, le TEG calculé avec la méthode proportionnelle ressort à 13,92 % tandis que celui calculé selon la méthode équivalente s'élève à 14,84 %.
L'harmonisation européenne (JO du 11 juin 2002) oblige les banques à retenir la méthode équivalente pour les crédits à la consommation (durée supérieure à 3 mois et montant inférieur à 21 500 euros), quelle que soit leur appellation : crédit revolving, prêt personnel, crédit lié à un achat.
Le TEG des crédits immobiliers et des crédits aux entreprises reste calculé à l'aide du taux proportionnel.

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TAUX MARGINAL DE SUBSTITUTION (TMS)

Le taux marginal de substitution entre deux biens Y et X mesure la variation de la quantité consommée du bien Y qui est nécessaire, le long d'une courbe d'indifférence, pour compenser une variation infinitésimale de la quantité consommée du bien X.

TAUX MARGINAL DE SUBSTITUTION TECHNIQUE (TMST). Le taux marginal de substitution technique entre le capital et le travail mesure la variation de la quantité de capital qui est nécessaire, le long d'un isoquante, pour compenser une variation infiniment petite de la quantité de travail.

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TAXE :
terme générique, synonyme d'impôt, recouvrant les impôts tant directs qu'indirects.

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TAXE TOBIN
James TOBIN, prix Nobel en 1981 est le père de la "taxe TOBIN" ou "Tobin tax". Il préconisait, en 1972, pour " limiter les fluctuations des taux de changes, d’effectuer sur chaque opération un prélèvement minime équivalent à 0,5 % de la transaction. De quoi faire fuir les mouvements spéculatifs de capitaux ! Beaucoup d’investisseurs placent leur argent à très court terme sur les monnaies. Si cet argent est brusquement retiré du marché, les pays doivent relever leur taux d’intérêt dans d’importantes proportions afin que la devise reste attractive. Or, malheureusement, des taux d’intérêt élevés sont souvent catastrophiques pour l’économie intérieure comme le montrent les crises qui ont frappé le Mexique, l’Asie du Sud-Est et la Russie dans les années 90. Ma taxe redonnerait une marge de manœuvre aux banques centrales des petits pays pour lutter contre la tyrannie des marchés. " in Der Spiegel, le 3 septembre 2001.

Cette taxe fut reprise par l’association pour une taxation des transactions pour l’aide aux citoyens (ATTAC) initiée par Bernard CASSEN du Monde diplomatique. Avant sa mort, TOBIN se dira très éloigné des objectifs d’ATTAC, attaché qu’il était au libre-échange et à la régulation naissante que constitue l’OMC : " Je n’ai rien de commun avec les praticiens de cette révolution contre la mondialisation. […] Je défends le libre-échange, je soutiens le FMI et l’OMC. On détourne mon nom. Je suis avant tout un disciple de Keynes, qui, dans le fameux chapitre 12 de sa Théorie générale propose de taxer les mouvements de capitaux afin de lier plus durablement les investisseurs à leurs actifs. En 1972, j’ai proposé d’appliquer cette taxe aux marchés des changes. À cette époque, les États-Unis quittaient le système de changes fixes défini à Bretton Woods en 1944. Parallèlement, les transactions électroniques promettaient de considérablement accroître le nombre de transactions. J’ai voulu ralentir ce processus afin de réduire la spéculation et la volatilité des taux de change. Aujourd’hui où chacun peut à tout moment effectuer des transactions financières sur son ordinateur personnel, les problèmes que je prévoyais se sont multipliés […]

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TAXE PIGOUVIENNE
En cas d'effet externe négatif, la taxe pigouvienne (du nom de l'économiste Pigou) qui prend la forme d'une taxe de pollution pénalise le pollueur et dédommage le pollué pour le préjudice subi. Dans le cas d'un effet externe positif, l'agent responsable de l'effet externe doit recevoir une subvention pigouvienne financée par l'agent qui bénéficie de l'externalité.

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TAYLORISME
ou organisation scientifique du travail (OST)
Organisation du travail et de la production, inventée par F. W. TAYLOR (1856-1915) au XIXème siècle. Elle repose sur une double division du travail :
La division horizontale consiste à décomposer une tâche donnée en éléments simples, la parcellisation. La division verticale sépare les tâches de conception et les tâches d'exécution.

Taylor préconisait un salaire au rendement.

C'est ce système de ce type que mit en place Henry FORD en 1913 : standardisation des produits, travail à la chaîne et politique de salaires élevés (le taux de rotation était très élevé dans l'industrie, aussi Ford reprit cette idée de Taylor pour fidéliser les ouvriers).
L'école de la régulation a établi le terme de fordisme pour désigner un mode de régulation du capitalisme qui associe une production de masse standardisée et une consommation de masse.

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TBT
:
Agreement on technical barriers to trade
TCP/IP :
Transmission control protocol / Internet protocol
TEB :
Taux d'escompte moyen mensuel des adjudications des bons du Trésor à 13 semaines
TEE (Tableau Économique d'Ensemble)
TEMPÉ : taux moyen pondéré en euros = Euro Overnight Index Average (EONIA)
TEP :
Tonnes-équivalent pétrole

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TERMES DE L'ÉCHANGE

On les mesure en divisant le prix des exportations par le prix des importations.
Lorsque ce rapport diminue, les termes de l'échange se dégradent, c'est-à-dire qu'il faut augmenter ses exportations pour acquérir la même quantité de produits importés. C'est manifestement le cas en 1999 et 2000 pour les pays de la zone euro.
Lorsque ce rapport augmente, les termes de l'échange s'améliorent,ce qui signifie que le pouvoir d'achat des exportations augmente, ou, ce qui revient au même qu'il faut moins d'exportations en volume pour payer la même quantité de produits importés. C'est le cas du $ en 1999 et 2000.
Outre les variations du taux de change, il existe d'autres facteurs qui influencent les termes de l'échange, notamment les gains de productivité.

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TERTIARISATION
Augmentation de la part des services dans l'emploi et dans la création de richesses (Produit Intérieur Brut).

Phénomène qui affecte la structure de la population active et se manifeste par le transfert des personnes actives des secteurs d'activité traditionnels (primaire et secondaire) vers e secteur tertiaire.

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TES (tableau d’entrées-sorties)
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TGAP
: Taxe générale sur les activités polluantes

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THÉORÈME D’ALBERT
"L'emploi est lié à la croissance. La croissance est liée à l'équilibre extérieur. L'équilibre extérieur est lié à l'adaptation de notre industrie."
Michel ALBERT, commissaire général au Plan, à la fin des années 1970.

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THÉORÈME D’ÉQUIVALENCE RICARDO-BARRO
Robert BARRO (1974) estime que l’emprunt public (outre l’effet d’éviction) freine également l’activité. Les ménages prévoient que leurs impôts futurs (ou ceux de leurs descendants) vont augmenter pour assurer le remboursement de la dette publique… d’où un repli immédiat de leur consommation pour accroître leur épargne. RICARDO préférait l’augmentation des impôts plutôt que de recourir aux emprunts car les impôts conduisent à accroître préalablement leur épargne et les augmentations de capitaux n’amputent pas le capital national contrairement à l’emprunt.

Pour ces théoriciens des anticipations rationnelles, les politiques de relance économique, axées sur le laxisme monétaire ou sur le déficit budgétaire financé par l’emprunt, sont totalement inefficaces et vouées à l’échec. Au mieux, elles ne servent à rien, au pire, elles sont inflationnistes.
C’est un effet d’éviction.

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THÉORÈME D’HAAVELMO
Dans une économie en déca du plein emploi, un accroissement des dépenses publiques financé par une augmentation des impôts de même valeur aura un effet expansionniste exactement égal à cet accroissement.

C’est Wallich qui a fait ce constat en termes littéraires. L’année suivante, Trygve Haavelmo, en se réclamant de Wallich, en fait la démonstration mathématique. On appelle théorème d’Haavelmo cet effet multiplicateur du budget équilibré.

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THÉORÈME D'HELMUT SCHMIDT

"
 La compétitivité d’aujourd’hui génère les profits d’aujourd’hui ; les profits d’aujourd’hui font les investissements de demain ; les investissements de demain font les emplois d’après-demain. "

Ce théorème qui date de 1978 a été énoncé par l’ancien chancelier allemand Helmut SCHMIDT. Je vous engage à ne pas le considérer comme une vérité absolue, mais au contraire, à le critiquer point par point.

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THÉORÈME DE MICHELIN (1999)
"
 Les profits d'aujourd'hui font les licenciements de demain et les dividendes d'après-demain. "

Ce théorème acidulé est dû à Daniel BENSAÏD (philosophe et trotskiste, enseignant à Paris-VIII) et à Philippe CORCUFF (IEP Lyon) dans un article du Monde daté du 4 décembre 1999. Il faisait suite à l'annonce de 6 000 licenciements par le manufacturier clermontois alors que ces profits avaient augmenté de plus de 20 %.
Ils en ignoraient, ou feignaient d'ignorer, que MICHELIN avaient réalisé de très importants efforts de productivité pour résister à la concurrence, notamment celle des pays à bas coût de main d'oeuvre. Dès lors, ne pas réagir et attendre la concurrence aurait été pour Michelin, la mort assurée.
Le 10 octobre 1995, dans un entrefilet du journal Le Monde, on pouvait lire : "Michelin va créer deux usines de pneumatiques très automatisées à Clermont-Ferrand (63) et à Saint-Priest (69) selon un procédé de fabrication d'une nouvelle génération qualifié d'"intégré et flexible" qui se traduit par une automatisation révolutionnaire."
Le processus de destruction créative, cher à SCHUMPETER, se mettait alors en marche et il était inévitable qu'un jour l'entreprise procéda à des licenciements. Sa compétitivité et sa pérennité en dépendaient. Ce que l'on peut exiger de la part des entreprises, c'est qu'elles planifient ce type de restructuration et qu'elles préparent, notamment par de l'enrichissement des tâches, par la polyvalence et la formation professionnelle, la reconversion des personnels concernés.

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THÉORÈME DE PASINETTI

En 1962, Pasinetti explique que le taux de profit est déterminé par le taux de croissance et le comportement d’épargne des seuls capitalistes.

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THÉORÈME FONDAMENTAL DE L'ÉCONOMIE DU BIEN-ÊTRE
L'économie du bien-être recherche les conditions qui permettent de trouver une allocation optimale des ressources et de respecter l'optimum de PARETO.
Le théorème fondamental de l'économie du bien-être stipule que le marché de concurrence pure et parfaite vérifie les conditions d'optimalité de PARETO et constitue, donc, un système d'allocation optimale.
On peut le dire autrement, les conditions de l'optimum de PARETO peuvent être obtenues grâce à un marché de concurrence pure et parfaite.

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THÉORIE DE LA CROISSANCE ENDOGÈNE

Cette théorie remet en question l’explication donnée par Solow selon laquelle le progrès technique serait dû à des considérations exogènes à la production, d’où le nom de " croissance endogène " pour bien marquer que le progrès technique qui influence la croissance est explicité par des causes inhérentes au système économique.

Cette théorie met en évidence quatre facteurs qui influent sur le taux de croissance d’une économie :

  1. Les rendements sont croissants (ROMER) grâce aux externalités positives.
  2. L’investissement de l’État dans des infrastructures peut engendrer une amélioration de la productivité des entreprises.
  3. La recherche-développement est une activité à rendement croissant car la connaissance est un bien " non rival " et que le coût de son appropriation est minimal. D’où le rôle des pouvoirs publics qui doivent la faciliter et la financer.
  4. Le capital humain (Lucas, 1988) s’accumule ; le stock de connaissances scolaires et professionnelles (" apprentissage par la pratique ") appartient aux individus, mais il est mis au service des entreprises et d’une économie et il en favorise la productivité.

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THÉORIE DE L'AGENCE
Cette théorie propose une vision contractuelle de la firme, structurée par des relations d'agence.
JENSEN et MECKLING (1976) : " Nous définissons une relation d'agence comme un contrat par lequel une ou plusieurs personnes (le principal) engage une autre personne (l'agent) pour exécuter en son nom une tâche quelconque qui implique une délégation d'un certain pouvoir de décision de l'agent. " À l'origine, cette théorie s'intéressa aux actionnaires qui confient la gestion à un manageur, mais on peut citer d'autres exemples : un employeur qui confie un travail à un salarié, un épargnant qui confie la gestion de son portefeuille à une banque, la relation entre le malade et le médecin,... en fait, toute relation contractuelle entre deux individus.
Cette théorie met en avant les intérêts divergents entre les parties, elle insiste sur les asymétries d'information et sur les comportements opportunistes inhérents aux conflits d'intérêt, ce qui entraîne, pour les surmonter, des coûts d'agence, des coûts monétaires et non monétaires car il faut mettre en place des systèmes d'obligation et de contrôle  :
- dépenses de surveillance et d'incitation engagées par le principal,
- des coûts d'obligation supportés par l'agent (par exemple, assurance en RC),
- le manque à gagner lié à l'existence même de de la délégation, c'est-à-dire la différence entre le résultat de l'agent et la maximisation du principal qui représente un coût d'opportunité.

La théorie de l'agence permet de réfléchir aux délégations de pouvoir, donc aux formes d'organisation et aux modalités des contrats qui permettent de minimiser les coûts d'agence. Cette théorie suppose que chaque partie cherche à maximiser son utilité et qu'elle anticipe rationnellement l'effet d'une relation d'agence sur ses résultats futurs.
Si on raisonne sur la délégation de la gestion aux manageurs, il faut savoir comment empêcher ceux-ci d'utiliser les informations dont ils disposent à leur profit. Comment les contrôler ? Une réponse d'agence consiste à dire qu'il faut associer les manageurs aux résultats de l'entreprise pour faire en sorte que les intérêts du mandataire rejoignent ceux du mandant. Intéressement aux résultats, stock-options font converger les intérêts des propriétaires et des manageurs et évite d'avoir à créer une structure de contrôle, le gouvernement d'entreprise va en découler.

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THÉORIE DE LA GRAVITATION
(article à parfaire, en l'état, il vient de Nouzha NACIRI)

Adam Smith parle du paradoxe de la valeur des marchandises. Il distingue prix réel (valeur de la marchandise, quantité de travail) et prix nominal (prix d'échange sur le marché). Il présente la théorie de la gravitation des prix du marché, confrontation offre et demande, autour du prix réel ou naturel.

SRAFFA en a parlé également au sujet de la théorie de l'équilibre.

On retrouve également cette notion dans la théorie du commerce international.

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THÉORIE DE LA JUSTICE de John RAWLS
Vles deux principes de la théorie de la justice sont les suivants :
Premier principe : chaque personne doit avoir un droit égal au système le plus étendu de libertés de base égales pour tous qui soi compatible avec le même système pour les autres.

Deuxième principe : les inégalités et économiques doivent être organisées de façon à ce que, à la fois,
a.— l'on puisse raisonnablement s'attendre à ce qu'elles soient à l'avantage de chacun,
b.— qu'elles soient attachées à des positions et à des fonctions ouvertes à tous.

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THÉORIE DE LA RECHERCHE DE LA RENTE
Voir la rubrique Public choice

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THÉORIE DE L'EFFET D'EXPÉRIENCE
Cette théorie énonce que le coût de production d’un produit décroît de façon constante à chaque doublement de la production cumulée.

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THÉORIE DE L'INTÉGRATION
Jan TINBERGEN a développé cette théorie dans les années 50. Il y montre que "les externalités, qu'elles soient positives ou négatives, appellent en règle générale un dispositif institutionnel dans le sens de la coordination internationale, voire d'une version poussée de celle-ci, l'intégration. Autrement dit, l'interdépendance économique, commerciale, monétaire, financière... sollicite la logique de la coopération, alors que la déréglementation, éventuellement "compétitive", ouvre une logique de concurrence." Christian de Boissieu, 2000.

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THÉORIE DES CONTRATS IMPLICITES
Le livre fondateur de cette théorie est écrit par C. AZARIADIS, en 1975: "Contrats implicites et équilibre de sous-emploi" ("Implicit contracts and unemployment equilibria").

Ce livre est publié en un temps où le chômage augmente rapidement. Il y pose une question importante : pourquoi les salaires varient moins que le niveau de l'emploi ? C'est la "théorie des contrats implicites".

Le salarié, estime-t-il, a une grande aversion pour le risque, dès lors, le contrat de travail joue le rôle d'une compagnie d'assurance en lui garantissant un revenu régulier, et ce quelles que soient les vicissitudes de la conjoncture. Par contre, il montre que l'entreprise a une "aversion pour le risque" moins forte que le salarié. Il estime que le salarié raisonne intertemporellement. Dans les périodes de plein-emploi (et de haute conjoncture), en acceptant un salaire inférieur à celui du marché, il cotise à une assurance auprès de son employeur de manière à ce que celui-ci lui assure un revenu régulier en période de sous-emploi (et de basse conjoncture). Il s'agit d'un contrat implicite. Dès lors, le volume du travail demandé ne s'ajusterait pas automatiquement au volume de l'activité et Azariadis tient là une explication de la rigidité du marché du travail, notamment la résistance du salaire à la baisse en cas de sous-emploi.

L'objectif de cette théorie (qui respecte le cadre théorique de l'individualisme méthodologique) est d'analyser les rigidités salariales, ce que Bernard SALANIÉ explique clairement : "l'objet de la théorie des contrats est d'appréhender les relations d'échange entre des parties en tenant compte des contraintes institutionnelles et informationnelles dans lesquelles elles évoluent".

La sélection adverse ou anti-sélection est un phénomène connu lors de nombreux échanges dès qu'une des parties possède des informations auxquelles l'autre partie n'a pas accès. Ainsi, les exemples abondent dans les domaines de l'assurance, de la santé ou de la location de biens ou de services. Cette asymétrie d'information, illustrée dans le livre de George Akerlof de 1970 concernant les véhicules d'occasion, peut conduire jusqu'à la sélection adverse, situation dans laquelle ce sont les mauvaises voitures qui se vendent, ou encore l'agent le plus risqué qui est assuré.

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THÉORIE DES COÛTS DE TRANSACTION :
Ronald COASE et Olivier WILLIAMSON

Ronald COASE (1937)a établi de nouveaux fondements pour la firme en montrant que la firme et le marché constituent deux formes alternatives de coordination économique, la firme pouvant supprimer le système de prix. Il a souligné que "grâce à la firme, il devient beaucoup moins nécessaire de spécifier des prix pour chacune des transactions réalisées, car il suffit d'un contrat à long terme pour remplacer une série de contrats à court terme. L'entrepreneur est un coordinateur, il remplace le mécanisme des prix en intégrant ses activités et réduit ainsi ses coûts d'information..."

Ronald COASE pose deux questions fondamentales :

En effet, le recours, c'est-à-dire la recherche de la coordination par les prix, entraîne des coûts ("LES COÛTS DE TRANSACTION") :
les coûts liés à la découverte des prix adéquats ;
les coûts de négociation et de conclusion des contrats ;
les coûts liés aux contraintes nouvelles (sur le long terme) non portées au contrat mais décidées plus tard par l'acheteur ;
les coûts de supervision.
Mais la fonction entrepreneuriale a des rendements décroissants, ce qui engendre des coûts d'organisation interne croissants. Ce qui induit de comparer les coûts internes de l'organisation avec les coûts internes, ce qui revient à choisir entre internalisation ou externalisation.

Olivier WILLIAMSON reprendra ces travaux pour constituer un nouveau corpus Dans le cadre de la "nouvelle économie institutionnelle", Williamson reprend le principe de la rationalité limitée (Herbert SIMON) en mettant l'accent sur l'incomplétude des contrats. Les agents sont opportunistes, ils recourent à la ruse, voire à la tricherie.
L'opportunisme ex ante ou sélection adverse.
L'opportunisme ex post ou le risque moral.
Trois traits spécifiques :
1) Le choix entre faire ou faire-faire, c'est-à-dire entre internalisation ou recours au marché.
2) Une analyse dynamique de l'opportunisme et des rapports contractuels.
3) Une place centrale dévolue à l'hypothèse de rationalité limitée.

Dans un contexte d'incertitude, les contrats sont incomplets, ils engendrent donc des attitudes opportunistes ex-post, chacun essayant d'adapter le contrat à son avantage. Donc, dans certaines situations, le prix de la décision internalisée est plus efficace.

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THÉORIE DES INTERSTICES
Edith PENROSE remarqua que les PME pouvaient profiter durablement des opportunités engendrées par des mutations technologiques qui créent sans cesse des " interstices ", c’est-à-dire des marchés étroits délaissés par les grandes entreprises.

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THÉORIE DES JEUX
Cette théorie étudie le comportement stratégique des individus lorsqu'ils prennent des décisions. Voir l'article sur John NASH.

Imaginons un secteur où il n’y a que deux constructeurs mondiaux (Boeing et Airbus) et supposons qu’une nouvelle technologie leur permette de construire un nouvel avion. Supposons également que la construction d’un tel avion donne lieu à des économies d’échelle, l’augmentation de la production permet alors d’abaisser les coûts moyens. Si une seule firme s’impose sur ce nouveau marché, elle pourra abaisser ses coûts et dégager une marge bénéficiaire plus importante (rente de monopole). Par contre, si les deux entreprises se concurrencent, elles devraient (à défaut de cartel) abaisser leurs prix du fait de la concurrence. De plus, leurs coûts moyens seront plus élevés donc les profits plus faibles, voire négatifs.

Elles sont confrontés à un dilemme : soit produire et se trouver en concurrence avec l’autre entreprise et risquer de ne pas rentabiliser les investissements considérables requis ; soit ne pas produire et laisser le champ libre au concurrent qui risque de développer un avantage décisif.

Matrice de gain pour deux firmes concurrentes

 

Airbus produit

Airbus ne produit pas

Boeing Produit

B = - 10

A = - 10

A = 0

Boeing ne produit pas

B = 0

A = 100

A = 0

Impact d’une subvention à la production de 12 accordée à Airbus

 

Airbus produit

Airbus ne produit pas

Boeing Produit

B = - 10

A = + 2

B= 100

A = 0

Boeing ne produit pas

 

B = 0

A = 112

 

B = 0

A = 0

Airbus a bien acquis un avantage stratégique. Pour contrecarrer cette éviction de Boeing du marché le gouvernement américain peut lui attribuer à son tour une subvention de 12. En produisant toutes les deux, Boeing et Airbus dégageront + 2 de gain mais les pays auront payé 12, la perte de 10 est maintenant socialisée. Elle évite l’éviction, c’est la politique commerciale stratégique.

Prenons un autre exemple, l’argument du pays resquilleur

Dans un contexte international marqué par des comportements égoïstes des nations, les stratégies qui consistent à mentir, à resquiller peuvent engendrer un processus de réduction des échanges ou s’avérer payantes.

 

Pays A libre-échange

Pays A protectionnisme

Pays B libre-échange

B = 50

A = 50

B= -60

A = 60

Pays B protectionnisme

B = 60

A = - 60

B = - 50

A = - 50

Toutefois, si la situation réciproque de libre-échange permet aux deux pays d’obtenir un gain de 50, si l’un se protège pendant que l’autre continue à jouer le jeu du libre-échange, le resquilleur gagne davantage que dans la situation où les deux pays jouent le jeu. Évidemment, il peut y avoir des représailles et alors les deux pays y perdront. Les deux pays ont intérêt à coopérer, mais chacun peut gagner à ne pas respecter l’accord. Toutefois, à terme, il paraît que la coopération l’emporte si les représailles sont crédibles et fortes, mais il ne faut pas qu’il y ait d’asymétrie entre les pays.

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THÉORIE DES MARCHÉS CONTESTABLES
Pour BAUMOL, un monopole n’est pas toujours en mesure de fixer un prix élevé s’il est soumis à la menace d’entrée de nouvelles firmes sur son marché. L’intensité de la concurrence dépendrait davantage de l’existence d’une concurrence potentielle que du nombre d’entreprises effectivement présentes sur le marché.

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THÉORIE DU CONFLIT
SCHELLING la résume dans une phrase, " Pour contraindre l’autre, il faut se contraindre soi-même ".

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THÉORIE DU SALAIRE D'EFFICIENCE
Elle repose sur l’idée d’une corrélation positive entre salaire et productivité, elle permet donc d’expliquer la rigidité des salaires et le chômage involontaire. En effet, quand toutes les firmes assurent le paiement d’un salaire supérieur au salaire d’équilibre, un chômage durable de nature involontaire apparaît.

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THÉORIE DE WICKSELL
Cette théorie pose comme principe que tant que le taux monétaire est égal au " taux naturel " (TMO), les prix restent stables.

Cette théorie a amené les banques centrales à une conclusion pratique : pour déterminer si la politique monétaire est appropriée, il faut observer les taux d’intérêt à moyen et long terme sur le marché et ensuite utiliser les taux d’intérêt à court terme pour aplanir le profil de la courbe des rendements. L’objectif d’une politique wicksélienne est d’obtenir une " courbe " des taux aplatie, c’est-à-dire l’écart entre taux à court terme et taux à long terme.

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THÉORIE DU DÉSÉQUILIBRE
A reprendre

Cette théorie, apparue au début des années 70, notamment sous l'impulsion de J.P. Benassy, J. Drèze et E. Malinvaud, se propose de donner certains fondements microéconomiques à certaines des thèses de Keynes. Dans "Macroéconomie et théorie du déséquilibre", en 1984, J.P. Benassy, quoique appartenant à l'école néoclassique, admet qu'il peut exister des échanges à des prix qui ne sont pas "d'équilibre concurrentiel", et de plus, qu'on peut envisager un chômage involontaire prolongé, d'où le nom de déséquilibre. On suppose que des échanges peuvent avoir lieu dans ces conditions, ce qui ignore deux aspects centraux de la théorie Keynésienne : L'incertitude et la préférence pour la liquidité. Dans ce cas de figure, il n'y a pas d'égalité entre offres et demandes, et Benassy énonce des règles de rationnement qui s'appliquent aux agents. Certains acteurs de l'économie se trouvent alors en position de manque quantitatif car ils subissent des règles de rationnement. Les théoriciens du déséquilibre appellent "équilibre à prix fixes" des situations où, aux prix affichés et pour les rationnements subis par les agents, aucun d'entre eux n'est incité à modifier ses propres offres et demandes. Le cadre théorique est très proche de celui de la concurrence pure et parfaite, mais cette théorie du déséquilibre envisage le cas ou le "commissaire-priseur " walrassien n'assure pas toutes ses responsabilités. On évoque la possibilité que les prix affichés ne soient pas des prix d'équilibre concurrentiel, ce qui est original pour ce courant de pensée. *************
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THÉORIE QUANTITATIVE DE LA MONNAIE
Son origine remonte incontestablement à Jean BODIN qui avait constaté que l'inflation était liée à l'afflux de métaux précieux en provenance d'Espagne.
Cette théorie (tqm) explique que les prix sont proportionnels à la masse monétaire. En effet, les variations de la production et des échanges prennent du temps et la variable qui réagit à une variation de la masse monétaire est le niveau général des prix
On peut l'écrire dans une première version sous la forme MM = PT dans laquelle MM représente la masse monétaire, P, le niveau général des prix et T, le volume des transactions.

Dans sa forme moderne due à Irving FISCHER, on l'écrit M V = P T, c'est-à-dire que Fischer a introduit la vitesse de circulation de la monnaie (V).

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THÉORIE SCIENTIFIQUE
Une théorie , pour être scientifique, doit déterminer ses propres conditions de réfutabilité.
Le contraire d'un dogme qui se présente comme irréfutable et qui ne peut pas être considéré comme scientifique.

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THÉSAURISATION
Épargne conservée sous forme de billets et de pièces (" bas de laine "), retirée du circuit économique et de ce fait inutile sur le plan économique. Elle constitue une fuite nuisible aussi bien à la loi de Say qu’aux multiplicateurs.

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TIC : Technologies de l'information et des communications
TICGN : Taxe intérieur sur les consommations de gaz naturel
TIFFE : Tokyo international financial futures exchange
TIO : Taux interbancaire offert
TIP : Titre inter-bancaire de paiement
TIPP : Taxe intérieure sur les produits pétroliers
TIPP : Taxe sur l'importation des produits pétroliers
TMB : Taux actuariel moyen mensuel des adjudications des bons du Trésor à 13 semaines
TME : Taux moyen mensuel des taux moyens hebdomadaires des emprunts d'Etat (à plus de 7 ans) sur le marché secondaire
TMM : Taux du marché monétaire
TMO : Taux actuariel moyen au règlement des obligations à taux fixe du secteur public
TMT : Technologies médias télécommunications (expression utilisée en matière boursière)
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Tonnes-équivalent pétrole (TEP)
Toutes les sources d'énergie n'ont pas le même rendement.

Pour pouvoir les comparer, on mesure une équivalence de l'énergie dégagée par un gigawatt-heure d'électricité ou par un mètre cube de gaz par rapport au pétrole. On ramène toutes les formes d'énergie à une même unité, la TEP.

Dans le monde entier, 1 000 kWh électriques sont comptabilisées pour 0,086 tep. Sauf la France qui compte 0,222 tep. Pour les mêmes 1 000 kWh, la France estime qu'il faut utiliser 222 kg de pétrole... contre 86 kg dans les autres pays. Dès lors les statistiques françaises majorent la part de l'électricité dans la consommation nationale d'énergie.

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TP : Titre participatif

TPRM : Trade policy review mecanism

TRACE : Trajet d'accès à l'emploi

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TRACKER
Appellation anglo-saxonne que l'on peut traduire par " suiveur ". Il s'agit d'un produit financier très proche des Sicav ou des FCP. Un tracker est en effet un panier d'actions qui reflète fidèlement l'indice comme le CAC 40 ou un secteur d'activité. Ainsi: le tracker Euro Stoxx Healthcare d'Axa regroupe les géants français et allemands de la santé.

Les trackers s'achètent comme des actions. Les banques prélèvent des frais de courtage, mais les émetteurs ne facturent ni droits d'entrée ni frais de sortie, seulement des frais de gestion (autour de 0,5 %, c'est-à-dire moins élevés que ceux des sicav indicielles). Par ailleurs, leur -Prix est facile à connaître : il s'agit d'un multiple de l'indice. Exemple : quand le CAC 40 vaut 3 500 points, le CAC 40 Master Unit, le plus gros tracker fondé sur cet indice, coûte 35 euros. Si le CAC passe à 3 700 points, le Master Unit vaudra 37 euros. A l'instar des actions, les trackers donnent lieu chaque trimestre au versement de dividendes par les entreprises qui les composent.

Très utile pour investir en Bourse sans avoir à choisir une action en particulier. Du fait de leur simplicité, les trackers connaissent un véritable engouement. En 2004, il en existait 34, qui suivaient 20 indices différents. Ces produits sont parfaits pour les investisseurs non avertis, ils sont considérés comme un investissement de père de famille. Même si certains investisseurs spéculent au jour le jour sur les trackers, la plupart les gardent un à dix ans. On constate que les indices augmentent à moyen ou long terme. On conseille en général une durée supérieure à un an.

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TRAITÉ
Accord international créant des obligations pour ses signataires.

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TRANSFERTS SOCIAUX
Revenus sociaux ou revenus indirects perçus par les ménages en fonction de droits accordés par la collectivité.

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TRANSFORMATION
Mécanisme consistant, pour des institutions financières, à utiliser des ressources à vue ou à court terme pour octroyer des prêts à moyen ou long terme aux agents économiques.

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TRANSITION DÉMOGRAPHIQUE
Elle représente le passage d'un régime démographique caractérisé par une forte natalité et une mortalité importante à une situation de faible natalité et de faible mortalité.
Cette période peut durer un laps de temps plus ou moins long, un siècle ou deux ou moins entre les deux régimes.

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TRANSNATIONALISATION
Tendance des firmes à dépasser le cadre étroit des frontières de leur pays d’origine pour s’implanter dans plusieurs pays. Les flux d'investissement sont le levier de la transnationalisation. On parle quelquefois de division internationale du travail à l’intérieur de la firme lorsque l’entreprise s’organise mondialement en fonction des avantages comparatifs de chaque pays d’implantation.

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TRAPPE À LIQUIDITÉS
Notion due à Keynes qui voulait monter que lorsque le taux d’intérêt tombe à un niveau très faible, les agents économiques préfèrent conserver leurs capitaux sous forme liquide. Dès lors toute augmentation d'offre de monnaie de la part des autorités monétaires se retrouve sous forme de liquidités.

Ce serait cette situation que le Japon aurait connu de 1998 à 2003. En effet, le taux d’intérêt y était très faible (et les craintes sur les faillites bancaires très fortes). Dans ce cadre là, les politiques de relance n'ont pas eu beaucoup d'effets car toute la monnaie créée était thésaurisée.

Le cas contraire est celui de la "préférence absolue pour les titres". Dans ce cas, les taux sont si élevés que les agents anticipent une baisse des taux, donc une augmentation des cours ; dans ce cas, toute augmentation de l'offre de monnaie se traduit par des achats d'obligation puisque leur cours est anticipé à la hausse.

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TRAPPE À PAUVRETÉ
Pour certains économistes, cette expression reflète la situation dans laquelle se trouvent les personnes qui bénéficient des minima sociaux. Dotées d’un revenu minimum (RMI), bénéficiant de l’allocation logement et la couverture médicale universelle, (voire des allocations chômage) n’ont que peu d’intérêt à rechercher un emploi surtout à temps partiel. Elles sont maintenues dans un état de pauvreté et de dépendance duquel, telle une spirale, il leur est difficile de sortir. Par ailleurs, ces personnes étant retirées du marché du travail, elles ne viennent pas en concurrence avec les chômeurs ou les actifs.

Une autre version, plus radicale, consiste à postuler que ces aides nombreuses n’incitent pas leurs bénéficiaires à faire les efforts nécessaires pour retrouver un emploi. En effet, sans renoncer à la liberté (ce qu’un emploi engendre), ces personnes disposent de minima et peuvent utiliser tout leur temps selon leurs envies (travail au noir, farniente, culture).

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TRAVAIL
Activité rémunérée dans le cadre d'un processus de production. L'origine latine "tripaliare" (torturer) monter que le travail a longtemps été associé à la peine, à la souffrance, Alfred SAUVY disait que c'était le mauvais côté de l'aventure humaine.

Adam SMITH avait, très tôt, noté que la division du travail favorisait la productivité (dans son fameux exemple de la manufacture d'épingles... qu'il a emprunté à Helvetius). Il en est résulté dans la théorie économique une tendans à considérer le travail comme un facteur de production, voire comme une marchandise comme les autres qui s'échange sur un marché.

Karl MARX, qui fondait la valeur d'un bien sur le travail qui y est incorporé, a théorisé l'exploitation de la force de travail par les capitalistes en expliquant que le détenteur du pouvoir économique s'appropriait la différence entre la valeur créée par le travail et la valeur qu'il octroyait aux salariés. Ainsi, la plus-value serait égale à la valeur des marchandises diminuée des salaires octroyés aux travailleurs.

Le travail est aussi considéré comme un facteur de production auquel recourent les entreprises pour réaliser leur production. Sur un plan plus général, le travail est représenté au niveau d’une économie par la population disponible pour exercer une activité rémunérée.

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" TRENTE GLORIEUSES "
Expression fameuse de Jean FOURASTIÉ qui signifiait par elle la situation extraordinaire connue par le monde occidental entre 1945 et 1975. Synonyme de croissance exceptionnelle, de revenus croissants et de consommation de masse, cette période est exceptionnelle au vu de l’histoire économique.

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TRÉSOR PUBLIC
Service financier de l’État chargé de l’exécution des opérations financières de l’État et remplissant également des activités semblables aux banques (octroi de prêts, gestion d’OPCVM, création de monnaie).

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TRI : Taux de rendement de l'investissement

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TRIANGLE DES INCOMPATIBILITÉS
Robert Mundell est le père de cette notion. Cette expression désigne le fait qu’un espace économique ne peut pas bénéficier à la fois de la libre circulation des capitaux, de taux de change fixes et de politiques monétaires nationales autonomes.

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TRIMs : Agreement on trade related investment mesaures En français, il s'agit des contraintes de performances.
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TRIPOLARISATION
Concentration du commerce mondial autour de trois pôles (États-Unis, Union Européenne, Asie du sud-est).

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TRIPs : Trade related aspects of intellectual property rights

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TROC
Échange de biens ou de services contre un autre, sans recours à l'intermédiaire de la monnaie.
Il faut deux conditions pour que le troc ait lieu :

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TRIBUNAL DE COMMERCE
Juridiction spécialisée dans les litiges concernant les entreprises. elle présente une particularité dans le paysage judiciaire, celle de mélanger des juges élus par les artisans, commerçants et chefs d'entreprise (juges consulaires) et des juges professionnels.

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TSDI : Titre subordonné à durée indéterminée (titre portant sur des capitaux considérés comme des quasi fonds propres). Cette catégorie de titres a été créée, ex nihilo, pour les banques (notamment publiques, quand elles l'étaient encore) pour leur permettre d'augmenter leurs fonds propres éligibles au calcul du ratio Cooke à raison de la moitié des TSDI émis.

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TSE : Tokyo stock exchange
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TSR : Titre subordonné remboursable
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TUC : Travaux d'utilité collective. Créés en 1984 par le premier ministre d'alors, M. Laurent FABIUS, on peut les considérer comme le symbole du retournement de la politique économique amorcé en 1983. Le chômage n'est plus l'objectif prioritaire des pouvoirs publics, c'est l'inflation qui devient le dérèglement à combattre en priorité. Les instruments de la politique économique changeront eux-aussi.

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TURN-OVER (ROTATION DU PERSONNEL)
Rotation du personnel d'une entreprise du fait de départs définitifs de salariés qui sont remplacés par d'autres.

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TVA : Taxe sur la valeur ajoutée
Impôt indirect dont l'assiette porte sur les dépenses de consommation finale.
Pour en atténuer le caractère non redistributif, il existe trois taux de TVA. Un taux de 19,6  % sur les produits manufacturés, un taux de 5,5  % pour les produits alimentaires et un taux de 2,10  % pour la presse et les produits pharmaceutiques.
La TVA est la principale source de revenus pour l'État, plus de 45 ù des recettes.

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TVTS : Taxe sur les véhicules de tourisme

 

 

 

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