UModerne Olympie de Paul Cézanne
UE (
Union européenne)Ces trois économistes mettent l’accent sur le fondement psychologique de la valeur et ils prétendent déterminer celle-ci, non plus par le coût moyen nécessaire à la production des biens (théorie classique), mais par l’utilité de la dernière unité disponible de ces biens (
utilité marginale).Pour comprendre l’utilité marginale, Menger nous propose une table dite de Menger qui retrace l’utilité des biens (A, B, …, J) en fonction de la quantité de bien consommées (unités). Les biens A sont plus utiles que les biens B, lesquels sont plus utiles que les biens C…
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A |
B |
C |
D |
E |
F |
G |
H |
I |
J |
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1 unité |
10 |
9 |
8 |
7 |
6 |
5 |
4 |
3 |
2 |
1 |
|
2 unités |
9 |
8 |
7 |
6 |
5 |
4 |
3 |
2 |
1 |
0 |
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3 unités |
8 |
7 |
6 |
5 |
4 |
3 |
2 |
1 |
0 |
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4 unités |
7 |
6 |
5 |
4 |
3 |
2 |
1 |
0 |
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5 unités |
6 |
5 |
4 |
3 |
2 |
1 |
0 |
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6 unités |
5 |
4 |
3 |
2 |
1 |
0 |
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|
7 unités |
4 |
3 |
2 |
1 |
0 |
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8 unités |
3 |
2 |
1 |
0 |
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9 unités |
2 |
1 |
0 |
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10 unités |
1 |
0 |
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11 unités |
0 |
La première colonne décrit la consommation du bien A et l’utilité marginale conférée à chaque unité supplémentaire. La 1ère unité apporte 10 de satisfaction, la seconde 9, la 3ème 8, … la 11ème une utilité marginale = 0. La deuxième colonne concerne le produit B, la 1ère unité consommée apporte une utilité de 9 et cette utilité marginale va decrescendo jusqu’à 0 pour la consommation de la 10ème unité.
Un individu qui dispose d’un budget de consommation atteindra le maximum d’utilité conférée par ses achats lorsqu’il égalisera les utilités marginales des biens qu’il achète. Supposons qu’un individu dispose de 10 euros et que le prix unitaire de chaque bien soit d’un euro. Il achètera 4 unités du bien A, 3 unités de bien B, 2 unités du bien C et une unité du bien D. Il aura dépensé 10 pour une utilité marginale de 28. On démontre qu’aucune autre combinaison ne peut lui procurer une utilité supérieure.
Ainsi, la valeur d’un bien est fonction de l’utilité que l’individu lui accorde, cette utilité est mesurable à l’aide d’un nombre (Walras parlera lui d’utilité ordinale, ce qui permet un classement plus simple). Cette utilité est décroissante car, au fur et à mesure que le niveau de consommation d’un bien s’élève, la satisfaction supplémentaire (marginale) que l’individu retire de la consommation d’une unité supplémentaire diminue jusqu’à devenir nulle (voir mon exemple de la bière en montagne).
NB : On considère que les individus rationnels cessent d'augmenter leur consommation d'un bien lorsque l'utilité marginale est égale à 0. En effet, au-delà, l'utilité marginale serait décroissante et on considère que les individus n'augmenteront pas leur consommation lorsqu'elle confère un déplaisir (Um<0).