COMPTES DE LA NATION EN 1999, en milliards d'euros

 

 
MD EUROS
Contribution à la croissance du PIB
PRODUIT INTÉRIEUR BRUT
1 344
2,9 %
IMPORTATIONS
317
- 0,8 %
Total des ressources
1 661
 

CONSOMMATION FINALE EFFECTIVE DES MÉNAGES
dont dépenses de consommation des ménages : 728
        dépenses de consommation individuelle des APU : 190

927
1,5 %
CONSOMMATION FINALE DES ADMINISTRATIONS PUBLIQUES (APU)
128
0,2 %
FORMATION BRUTE DE CAPITAL FIXE
dont SNF et EI : 141,42
        Ménages   :   64,06
        APU         :   39,08
255
1,3 %
VARIATION DE STOCKS
- 0,85
- 0,3 %
EXPORTATIONS
351
1 %
Total des emplois finals
1 661

 

TABLEAU D'ÉQUILIBRE ENTRE LES EMPLOIS ET LES RESSOURCES DE LA NATION
ENTRE 1993 ET 1999

En milliards d'euros courants.
Sources : insee, en méthodologie SEC 95 et AA pour les calculs en euros et les arrondis

1993
1994
1995
1996
1997
1998
1999
2000
Produit intérieur brut
1 102
1 143
1 182
1 212
1 251
1 301
1 344

Importations

 

212
230
250
260
282
305
317
Somme des ressources
1 314
1 373
1 432
1 472
1 533
1 606
1 661
 
C° finale des ménages
608
629
649
670
680
708
728
C° finale des APU et des ISBLSM
276
283
289
300
311
314
327
FBCF
214
218
222
224
225
238
255
Objets de valeur et VS
-13
-8
5
-2
-1
6
0
Exportations
214
218
222
224
225
238
255
Somme des ressources
1 314
1 373
1 432
1 472
1 533
1 606
1 661
 
Taux d'investissement
19,4 %
19,1%
18,8%
18,5%
18%
18,3%
19%
Variation de FBCF en %
+2,1%
+1,8%
+0,9%
+0,2%
+6,2%
+7,1%

L'insee prévoit une augmentation de l'investissement des entreprises de 8 % à 9 % en 2000

En MD euros constants (euros 1995). Sources : insee, en méthodologie SEC 95 et AA pour les calculs en euros et les arrondis)
1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999
FBCF 214,4 217,5 222 222 222 236 252,8
Agriculture, sylviculture, pêche 1,0 1,1 1,2 1,1 1,0 0,9 0,9
Produits de l'industrie 69,9 73,2 77,6 79,5 81,7 91,2 98,8
Construction 108,6 107,9 107,6 104,4 100,8 102,5 109,2
Services principalement marchands 35,1 35,5 35,7 37,2 38,5 41,8 44,3

Ces chiffres sont beaucoup plus intéressants puisqu'ils éliminent l'effet de l'augmentation du niveau général des prix.

En variation d'une année sur l'autre, en volume.
Sources : insee, en méthodologie SEC 95 et AA

1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999
FBCF - 6,4 % + 1,5 % + 2,0 % 0,0 % - 0,1 % + 6,3 % + 7,1 %
Agriculture, sylviculture, pêche - 15,9% + 8,0 % + 9,8 % -10,6 % - 9,7 % - 4,7 % + 0,1 %
Produits de l'industrie - 5,7 % + 4,8 % + 6,0 % + 2,4 % +2,8 % + 11,6% + 8,4%
Construction - 7,6 % - 0,6 % - 0,2 % - 3,0 % - 3,4 % + 1,7 % + 6,5 %
Services principalement marchands - 3, 8 % + 1,3 % + 0,4 % + 4,2 % + 3,6 % + 8,4 % + 6,2 %

Le montant de la FBCF en France en 1999 s'est élevé à 255,5 milliards d'euros courants, et depuis 1998, on note un frémissement certain de la FBCF. avec une augmentation de 17 milliards d'euros. Il paraît utile de comparer cette même série de chiffres, en volume, c'est-à-dire en euros constants pour constater quels sont les secteurs institutionnels qui investissent, d'une part et com-ment, d'autre part, ces secteurs ont fait varier le volume de leurs investissements entre 1993 et 1999.
1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999
FBCF 214,4 217,5 222 222 222 236 252,8
SNF et EI 118,2 120,6 123,0 122,1 122,5 132,2 142,3
SF 6,3 4,7 6,0 6,8 7,9 9,3 10,7
APU 38,7 39,0 38,6 38,4 36,3 37,3 38,2
Ménages, sans les EI 51,0 53,3 54,3 54,6 55,1 57,0 61,4
ISBLSM 0,2 0,2 0,2 0,2 0,2 0,3 0,3 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999

En variation relative d'une années sur l'autre à partir des chiffres ci-dessus en euros constants
1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999
TOTAL FBCF - 6,4% + 1,5% + 2,0% 0,0% - 0,1% + 6,3% + 7,1% + 18%
SNF et EI - 7,9% + 2,1% + 2,0% - 0,8% + 0,4% + 7,9% + 7,6% + 20%
SF - 1,5% - 24,9% + 28,6% + 13,0% + 14,9% + 18,0% +15,1% + 70%
APU - 3,7% + 0,6% - 1,1% - 0,3% - 5,5% + 2,5% + 2,5% - 1,3%
Ménages, sans les EI - 5,2% + 4,4% + 2,1% + 0,4% + 0,9% + 3,5% + 7,8% + 20%
ISBLSM + 1,2% + 0,5% + 2,5% - 4,4% +19,1% +76,6% +4,4% + 110%

Si on suit le montant de la FBCF depuis 73, on note un maintien du niveau de 73 à 85, un accroissement de plus de 30% pendant la reprise de 85 à 90, puis de nouveau un tassement depuis 91. L'investissement des entreprises représente plus de la moitié de la FBCF totale. Les ménages (hors EI) ne représentent plus qu'un quart du total, alors qu'il représentaient un tiers en 73, pour leurs seules dépenses en logements. Le reste représente tous les autres secteurs réunis, qui ont accru leurs investissements de plus de 50% entre 85 et 91 et qui semblent avoir atteint un nouveau palier depuis. Il faut insister sur le fait que l'effort d'investissement (taux d'investissement) n'a jamais été aussi faible qu'entre 1994 et 1997. La baisse après la crise de 73, due à la baisse de la demande et à la dégradation de la situation financière des entreprises, ne s'est interrompue qu'en 85. De 85 à 90, on a noté une amélioration passagère, due à un redressement de la part des entreprises dans la valeur ajoutée (dès 83), au nécessaire renouvellement de l'appareil productif et à la reprise de l'économie mondiale à partir de 87. La baisse a repris en 90 jusqu'en 97, du fait de l'attractivité grandissante des placements financiers, des efforts de désendettement des entreprises et d'une certaine méfiance vis à vis de la stabilité de la demande.